INTERET DE L’IRM DANS LE CANCER DU SEIN

C’est un examen de deuxième intention dans la stratégie diagnostique et de suivie du cancer du sein.

APPROCHE IRM DE L’ANGIOGENESE DES TUMEURS DU SEIN

L’importance de la prise de contraste en IRM est souvent corrélée au caractère plus moins vascularisé d’une tumeur.

Ces applications découlent des travaux de Judah FOLKMANN (judah FOLKMAN) dans les années 70 (Folkman J. Tumor angiogenesis: therapeutic implications. N Engl J Med 1971;285:1182-1186) et plus récemment ( application clinique des recherche de l’angiogenése ) http://content.nejm.org/cgi/content/full/333/26/1757?ijkey=e0631bc9a427a278da8c38c53b82872bee4b283b&keytype2=tf_ipsecsha

Schématiquement le développement local, loco-régional et à distance d’une tumeur est sous la dépendance de facteur dus à la tumeur elle-même et à l’hôte (le malade).

On estime d’après ces travaux qu’une tumeur peut se développer jusqu’à 1 a 2 mm3 selon les organe sans l’aide de la néovasularisation (la tumeur s’oxygène et se nourrie par imbibition)

Au-delà de cette taille

Soit la tumeur ne crée pas de petits vaisseaux et elle reste quiescente de sorte qu’elle ne peut se développer. Soit elle crée des petits vaisseaux dans et autour de la tumeur qui lui permettent de se développer en lui apportant nutriment et oxygène. Cette création de nouveaux vaisseaux s’appelle l’angiogénèse. Elle est sous la dépendance d’un équilibre entre pro et anti angiogénèse. On en compte une dizaine et certains ont une incidence thérapeutique (Schneider, B. P., Miller, K. D. (2005). Angiogenesis of Breast Cancer. JCO 23: 1782-1790 )

En fait l’IRM va étudier cette vascularisation anarchique car les produits injecté font se concentrer dans la tumeur par cette néo-vascularisation et c’est cela qui sera interprété.

Interprétation morphologique en appréciant la microdensitée vasculaire. Interprétation fonctionnelle par l’étude du transit du produit traceur injecté en variant un certain nombre de facteur dont le champ magnétique que l’on fera varier

INDICATIONS de L’IRM

On les classera entre indications pertinentes , celle ou l’utilisation de l’IRM n’a pas d’intérêt et les indications possibles. Dans l’état actuelle des connaissance cette classification est basé sur l’étude de l’efficience de la mammographie/ échographie par rapport a l’IRM.
Rappelons que


(spécificité et sensibilité)

Rappelons que la sensibilité de l’IRM est supérieur à la mammo/echo, elle est de

96 à 96% pour les lésions invasives

40 à 90 % pour les lésions in situ

la spécificité de la mammo/écho de 90 à 99 % et elle est supérieur a l’IRM qui est moyenne de 50 à 70 %

il existe donc de nombreux faux positifs ( on détecte quelque chose mais il n’y a pas de cancer)

Les indications pertinentes

  • L’existence d’une anomalie clinque alors que la mammographie/échographie est normale comme une masse palpable isolée, un ecoulement galactophorique isolé ou une adénopathie axillaire isolée.
  • Le dépistage des femmes a risques où il existe un risque de cancer mammaire supérieur a 30%
  • après chirurgie plastique ou oncoplastique

• pour évaluer l’efficacité d’un traitement néo-adjuvant (chimiothérapie néoadjuvante).

Les indications inutiles

  • En cas de micro-calcifications suspect ou douteuses (ACR III ou IV et V)
  • les seins denses

Les indications possibles

L’IRM étant très sensible mais pas spécifique, le dossier doit être débattu avec la patiente et avec ses confrères (en RCP par exemple réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP))) et l’IRM mis en perspective pour la discussion. En effet le risque de faux positifs de l’IRM est élevé mais il existe aussi des faux négatifs.

Par exemple des lésions multiple cotés ACR III ou plus dans les deux seins Une biopsie négative alors que l’image est suspecte

La liste n’est pas limitative