SOINS RELATIFS A LA SANTE SEXUELLE ET GENESIQUE

La santé génésique, qui s’inscrit dans le cadre de la santé telle qu’elle est définie par l’OMS*, s’intéresse aux mécanismes de la procréation et au fonctionnement de l’appareil reproducteur à tous les stades de la vie. Elle implique la possibilité d’avoir une sexualité responsable, satisfaisante et sûre ainsi que la liberté pour les personnes de choisir d'avoir des enfants si elles le souhaitent et quand elles désirent. Cette conception de la santé génésique suppose que les femmes et les hommes puissent choisir des méthodes de régulation de la fécondité sûres, efficaces, abordables et acceptables, que les couples puissent avoir accès à des services de santé appropriés permettant aux femmes d'être suivies pendant leur grossesse et offrant ainsi aux couples la chance d’avoir un enfant en bonne santé.

  • un état de complet bien-être physique, mental et social, et qui ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité

« Les droits en matière de procréation correspondent à certains droits de l’homme déjà consacrés dans des législations nationales, dans des instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme et dans d’autres textes adoptés par consensus. Ces droits reposent sur la reconnaissance du droit fondamental de tous les couples et de toutes les personnes de décider librement et de façon responsable du nombre et de l’espacement des naissances et d’être informés sur les moyens d’y parvenir, ainsi que le droit aux meilleurs conditions de santé possibles tant sur le plan de la sexualité que sur la plan de la procréation ». (paragraphe 95, Programme d’action de Beijing, 1995) Les soins liés à la santé sexuelle et génésique, notamment l’information et les services de planification familiale sont reconnus non seulement comme une intervention essentielle permettant d’améliorer la santé des femmes et des enfants, mais également comme un droit fondamental. Tout individu a le droit d’avoir accès aux progrès scientifiques et d’en bénéficier pour choisir une méthode de planification familiale. En matière d’offre de moyens contraceptifs, l’approche qui respecte ce droit est celle qui prend en charge le client dans sa globalité, en tenant compte de ses besoins sur le plan des soins de santé sexuelle et génésique mais aussi de l’ensemble des critères de recevabilité et des recommandations pratiques, afin de l’aider à choisir et à utiliser la méthode de planification familiale qui lui conviendra le mieux. Le présent document énonce principalement des recommandations pratiques relatives à l’utilisation des méthodes contraceptives ; toutefois, les critères de recevabilité doivent être pris en compte, de même que les critères sociaux, comportementaux ou autres, et en particulier la préférence montrée par les clients. Pour fournir un choix de méthodes contraceptives aux clients dans le respect des droits de la personne humaine, il faut leur permettre d’effectuer un choix éclairé. Cependant, le choix des femmes est souvent dicté ou limité par des facteurs sociaux, économiques et culturels directs ou indirects. Du point de vue des femmes, il s’agit là de choix qui sont faits à un moment, dans une société et un contexte culturel donnés ; ils sont complexes, multifactoriels et sujets à modification. En matière de contraception, la prise de décision exige en général qu’on analyse le pour et le contre des différentes méthodes, en pesant les avantages et les inconvénients de chacune en fonction de la situation, de la façon de voir et de l’interprétation de chaque personne. Il est essentiel pour la qualité des soins qu’ils soient fournis dans le respect des droits de la personne humaine en matière de santé génésique. L’élaboration de normes internationales pour les critères d’acceptabilité médicale et les recommandations pratiques concernant l’utilisation des méthodes contraceptives n’est qu’une façon d’améliorer la qualité des soins dans le domaine de la santé génésique. De nombreux programmes de planification familiale comportent des services de dépistage, de traitement et de suivi qui, s’ils reflètent des niveaux élevés de prestations de soins de santé publique et de pratiques cliniques, ne devraient pas être considérés comme des critères d’acceptabilité ou de rejet de méthodes contraceptives données. Il s’agit notamment du dépistage et du traitement du cancer du col utérin, de l’anémie et des infections sexuellement transmissibles (IST), ainsi que de la promotion de l’allaitement maternel et de l’arrêt du tabac. De tels services doivent être vivement encouragés lorsque l’on dispose des ressources humaines et matérielles nécessaires, mais l’acceptation ou le refus de méthodes de planification familiale ne devrait pas leur être assujetti, quand ils ne sont pas nécessaires pour déterminer si l’adoption ou l’utilisation prolongée d’une méthode donnée est médicalement acceptable.

UNE SELECTION DE RECOMMANDATIONS PRATIQUES RELATIVES A L'UTILISATION DE METHODES CONTRACEPTIVES 2005 - Deuxième édition

http://www.who.int/reproductive-health/publications/fr/spr/index.htm

Résumé d'orientation

Ce document constitue l’un des deux documents fondamentaux de la nouvelle initiative de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) visant à élaborer et à mettre en application des directives relatives à la planification familiale qui soient fondées sur l’évidence scientifique. Le premier, Critères de recevabilité pour l’adoption et l’utilisation continue de méthodes contraceptives (troisième édition) publié en 2004, indique à qui il est médicalement possible de proposer l’utilisation en toute sécurité de telle ou telle méthode contraceptive. La présente publication Une Sélection de recommandations pratiques relatives à l’utilisation de méthodes contraceptives (deuxième édition) offre des conseils sur l’utilisation efficace et sûre des méthodes contraceptives, une fois jugées appropriées sur le plan médical. Les recommandations figurant dans ce document sont le résultat de tout un processus qui a abouti à la réunion d’un Groupe de travail scientifique, du 13 au 16 avril 2004 à l’Organisation mondiale de la santé. Cette réunion a rassemblé 29 participants, dont 10 représentants d’organisations, venus de 15 pays pour formuler des recommandations pratiques relatives à l’utilisation des méthodes contraceptives. La liste des participants est présentée à la fin du document. Ces recommandations constituent la réponse apportée par le Groupe de travail scientifique à 33 questions précises choisies par l’OMS, dont 10 nouvelles dans cette 2ème édition. Les questions ont été choisies compte tenu: 1) des contradictions ou des disparités importantes relevées dans les éléments d’orientation existants, 2) de la probabilité que des données pertinentes soient disponibles et 3) des propositions faites par les participants au Groupe de travail scientifique et par les organisations de planification familiale. Ce document offre une sélection de recommandations pratiques fondées sur les meilleures données dont on dispose, et s’adresse aux responsables de l’élaboration des politiques, aux responsables des programmes et à la communauté scientifique. Il vise à fournir des éléments d’orientation aux programmes nationaux de planifi cation familiale/santé génésique pour la préparation de lignes directrices applicables à la prestation de services en matière de contraception. Les méthodes de planification familiale suivantes y sont évoquées : contraceptifs oraux combinés (COC), contraceptifs injectables combinés (CIC), pilules progestatives pures (PPP), acétate de médroxyprogestérone retard (AMPR), énantate de noréthistérone (NET-EN), implants libérant du lévonorgestrel, pilules contraceptives d’urgence (PCU), dispositifs intra-utérins au cuivre (DIU au cuivre), dispositifs intra-utérins libérant du lévonorgestrel (DIU-LNG), méthodes naturelles, et stérilisation. L’OMS a prévu d’actualiser et d’étoffer à intervalles réguliers les recommandations incluses dans ce document, en intégrant les conclusions des réunions de groupes d’experts organisées tous les 3 ou 4 ans, et l’apport sur une base ponctuelle du Groupe d’orientation pour les principes directeurs en matière de planification familiale. Ces recommandations seront disponibles sur le site web de l’OMS (www.who.int/reproductive-health), où l’on trouvera également d’autres informations jugées en rapport avec ces recommandations par l’OMS, en attendant la prochaine réunion officielle du Groupe de travail de consensus. Ces mises à jour se justifient particulièrement, lorsqu’il s’agit de questions pour lesquelles la base de données est à même d’évoluer rapidement. L’OMS encourage les recherches visant à apporter des réponses aux questions non résolues, en vue d’établir des critères de recevabilité relatifs à l’utilisation de méthodes contraceptives. L’OMS invite également à formuler des commentaires et des suggestions visant à améliorer ces éléments d’orientation.

PLANIFICATION FAMILLIALE éléments pour la décision

STERILET (Dispositif Intra Utérin) AU CUIVRE POUR LA CONTRACEPTION D’URGENCE

Pour éviter toute grossesse, il s’agit là d’une méthode extrêmement efficace. Un DIU au cuivre (DIU- Cu) peut être utilisé dans les 5 jours suivant un rapport sexuel non protégé pour la contraception d’urgence. Toutefois, lorsque l’on peut avoir une bonne estimation de la date de l’ovulation, le DIU-Cu peut être inséré au delà de 5 jours après le rapport non protégé le cas échéant, du moment qu’il n’est pas inséré plus de 5 jours après l’ovulation. DIU EN URGENCE

Les critères d’acceptabilité de la pose normale d’un DIU-Cu s’appliquent également à la pose du DIU-Cu pour la contraception d’urgence.

COIT INTERROMPU

Il n’offre aucune protection contre le IST ( infections sexuellement transmissibles)/VIH. En cas de risque d’IST/VIH (y compris pendant la grossesse ou le post partum), il est recommandé d’utiliser correctement et régulièrement la préservative, seule ou associés à une autre méthode contraceptive. Il est prouvé que les préservatifs masculins en latex protègent contre les IST/VIH ( moins contre le HPV). Il convient d’indiquer aux femmes qui présentent des pathologies rendant une grossesse trop risquée que le coït interrompu n’est peut être pas une méthode appropriée pour elles du fait de son taux d’échec généralement plus élevé. coit interrompu

Le coït interrompu

Le coït interrompu (CI), également connu sous le nom de retrait, est une méthode de planification familiale traditionnelle qui consiste à retirer le pénis du vagin et à l’éloigner de la vulve avant l’éjaculation. Ainsi, le sperme n’est pas en contact avec le vagin, et aucun spermatozoïde ne peut parvenir jusqu’à l’ovule. Il s’agit d’une méthode appropriée pour les couples :  très motivés et capables de l’employer efficacement ;  qui, pour des raisons religieuses ou philosophiques, ne peuvent employer les autres méthodes de contraception ;  qui ont besoin d’une contraception immédiate et ont des rapports sans disposer d’autres méthodes ;  qui ont besoin temporairement d’une méthode en attendant d’en adopter une autre ;  qui ont des rapports peu fréquents. Certains des avantages présentés par le CI sont que cette méthode, si elle est utilisée

CONTRACEPTIFS NJECTABLES COMBINES (CIC), PATCH (P), ANNEAU (AIV)

Contraceptifs injectables combinés, patch et anneau

Les contraceptifs injectables combinés (CIC) diffusent un oestrogène naturel plus un progestatif et agissent par inhibition de l’ovulation.1–5 On s’intéressera ici à deux formulations : 1) Cyclofem = 25 mg d’acétate de médroxyprogestérone plus 5 mg de cypionate d’estradiol 2) Mesigyna = 50 mg d’énantate de noréthistérone plus 5 mg de valérate d’estradiol Du fait que les oestrogènes employés dans les CIC se rapprochent davantage des oestrogènes physiologiques et risquent d’être moins puissants que les oestrogènes de synthèse employés dans les COC, le type et l’ampleur des effets secondaires liés aux oestrogènes et associés aux CIC peuvent être différents de ceux engendrés par les COC. En réalité, les études à court terme menées sur les CIC ont montré qu’ils avaient peu d’effet sur la tension artérielle, l’hémostase et la coagulation, le métabolisme lipidique et la fonction hépatique, par comparaison avec les COC.6–8 En outre, l’administration parentérale des CIC élimine l’effet de premier passage hépatique des hormones. Il n’en reste pas moins que les CIC constituent une méthode contraceptive relativement nouvelle pour laquelle on ne dispose encore que de peu de données épidémiologiques sur les effets à long terme. On peut également s’inquiéter de ce que, si l’effet de l’exposition hormonale associée à l’utilisation de COC et des pilules progestatives pures (PPP) peut être immédiatement diminué à l’arrêt de la méthode, ce n’est pas le cas avec les contraceptifs injectables dont les effets perdurent un certain temps après la dernière injection. Dans l’attente d’éléments de preuve supplémentaires, le Groupe de Travail a conclu que les données disponibles concernant les COC s’appliquent aux CIC dans de nombreux cas, mais pas dans tous. En conséquence, le Groupe de Travail a indiqué pour les CIC des catégories se situant quelque part entre celles des COC et celles des PPP. Toutefois, pour les pathologies graves (par ex., cardiopathie ischémique), on a utilisé la même classification que pour les COC. En conséquence, les catégories indiquées doivent être considérées comme l’expression d’une appréciation préliminaire, aussi juste que possible, qui sera réévaluée à la lumière de nouvelles données.

Le patch contraceptif estroprogestatif ou patch contraceptif combiné est un dispositif transdermique de 20 cm² et composé de 3 couches, qui s’applique sur la fesse, le haut du torse, l’abdomen, ou le haut du bras, et qui libère de l’éthinylestradiol ainsi qu’un progestatif (norelgestromine). Ce patch contraceptif estroprogestatif agit par inhibition de l’ovulation.9 Le seul patch contraceptif actuellement disponible qui ait pu être examiné est le suivant: Evra = 150 μg de 17-déacétyl norgestimate (norelgestromine), plus : 20 μg d’éthinylestradiol - valeurs correspondant approximativement à la dose journalière libérée par le dispositif. Le patch estroprogestatif est une nouvelle méthode de contraception. Les données sont rares en ce qui concerne l’innocuité de ce patch chez les femmes en bonne santé, et encore plus limitées sur son innocuité chez les femmes présentant certaines pathologies. En outre, aucune donnée épidémiologique n’était disponible, que le Groupe de Travail aurait pu examiner, concernant les effets à long terme du patch contraceptif combiné, et toutes les études disponibles ont été en partie financées par le fabricant de ce dispositif. D’après les données disponibles, la sécurité et la pharmacocinétique de ce dispositif présentent des caractéristiques comparables à celles des COC de composition hormonale similaire.9–18 Chez moins de 25% des utilisatrices du patch, les effets indésirables suivants, passagers et de courte durée, ont été rapportés : symptômes mammaires et réactions cutanées sur le site d’application.10–13 Des données limitées laissent penser que le patch serait moins efficace chez les femmes de 90 kg ou plus.10–11 A ce jour, aucune étude n’a examiné la question de savoir si, du fait que ce système de contraception permet d’éliminer l’effet de premier passage hépatique des hormones, il y a lieu de lever quelques inquiétudes par rapport aux interactions médicamenteuses ou à l’utilisation du patch par des femmes présentant des troubles graves de la fonction hépatique. Page 2 - Contraceptifs injectables combinés, patch et anneau Dans l’attente d’éléments de preuve supplémentaires, le Groupe de Travail a conclu que les données disponibles sur les COC s’appliquent également au patch. En conséquence, le patch doit avoir les mêmes catégories que les COC. Les catégories indiquées doivent être considérées comme l’expression d’une appréciation préliminaire, aussi juste que possible, qui sera réévaluée à la lumière de nouvelles données.

anneau contaceptif combiné intra-vaginal (AIV) Il s’agit d’un anneau de copolymère d’éthylène vinylacétate de 54 mm de diamètre qui libère de l’éthinylestradiol ainsi qu’un progestatif (l’étonogestrel). Cet anneau contraceptif agit par inhibition de l’ovulation.19–20 L’anneau vaginal pris en compte dans cet ouvrage est le Nuvaring, dont la formulation est : 120 μg d’étonogestrel et 15 μg d’éthinylestradiol (valeurs correspondant à la dose journalière moyenne libérée par ce dispositif).

L’anneau contraceptif combiné intravaginal est une nouvelle méthode de contraception. Les données sont rares en ce qui concerne l’innocuité de ce dispositif chez les femmes en bonne santé, et encore plus limitées sur son innocuité chez les femmes présentant certaines pathologies. En outre, aucune donnée épidémiologique n’était disponible, que le Groupe de Travail aurait pu examiner, concernant les effets à long terme de l’anneau contraceptif combiné, et toutes les études disponibles ont été en partie financées par le fabricant de ce dispositif. D’après les données disponibles, la sécurité et la pharmacocinétique de ce dispositif présentent des caractéristiques comparables à celles des COC de composition hormonale similaire.20–25 Les données ayant trait à des femmes en bonne santé portent à croire que l’anneau intravaginal ne modifie pas la flore vaginale, 23–24 et des données limitées concernant les femmes porteuses de lésions intraépithéliales de faible gravité ont montré que l’utilisation de l’anneau n’aggravait pas ces lésions.23 A ce jour, aucune étude n’a examiné la question de savoir si, du fait que ce système de contraception permet d’éliminer l’effet de premier passage hépatique des hormones, il y a lieu de lever quelques inquiétudes par rapport aux interactions médicamenteuses ou à l’utilisation de l’anneau par des femmes présentant des troubles graves de la fonction hépatique. Dans l’attente d’éléments de preuve supplémentaires, le Groupe de Travail a conclu que les données disponibles sur les COC s’appliquent également à l’anneau. En conséquence, l’anneau doit avoir les mêmes catégories que les COC. Les catégories indiquées doivent être considérées comme l’expression d’une appréciation préliminaire, aussi juste que possible, qui sera réévaluée à la lumière de nouvelles données.

CONTRACEPTION ORALE

Contraceptifs oraux combinés minidosés

Votre médecin vient de vous prescrire un contraceptif oral minidosé. Il comprend une association de deux produits d'action hormonale, l'un dérivé des oestrogènes, l'autre de la progestérone. Afin de réduire les risques cardio vasculaires liés aux dérivés des oestrogènes, la dose qui vous en est délivrée est réduite, d'où le terme de contraceptif " minidosé ". Les spécialités de cette catégorie comprennent des produits dosés entre 0.15 et 0.35 microgramme d'éthynil estradiol.

La première fois que vous prenez ce médicament, commencez-le au premier jour des règles. Suivez ensuite régulièrement le traitement à raison d'un comprimé par jour pendant 21 jours, en respectant l'ordre des comprimés sur la plaquette. A la fin de chaque plaquette, vous ferez une interruption de traitement de sept jours exactement : vos règles surviendront au cours de cette interruption, à une date variable d'une femme à l'autre. La plaquette suivante doit être débutée après sept jours exactement d'interruption, même si les règles ne sont pas terminées. Comme il y a 21 jours de traitement, puis sept jours d'arrêt, chaque plaquette est toujours débutée le même jour de la semaine… Si vous avez commencé ce traitement dès le premier jour des règles, alors vous êtes protégée d'une grossesse dès le premier cycle. Il n'y a pas de risque de grossesse pendant la semaine d'interruption entre deux plaquettes: vous pouvez avoir des rapports dans cette période. Si vous oubliez un comprimé, reprenez-le dans les douze heures qui suivent. Si l'écart est supérieur à 12 heures, vous n'êtes plus protégée : finissez la plaquette comme prévu, mais utilisez jusqu'à la fin de la plaquette une contraception locale en plus (ovules spermicides ou préservatifs). Les traitements contraceptifs minidosés exposent à certains risques : 1. une légère augmentation du risque de thrombose veineuse (phlébite et embolie pulmonaire). Ce risque est majoré en cas d'antécédent personnel de thrombose, qui constitue une contre-indication. Si un cas de thrombose veineuse existe dans votre famille, signalez-le à votre médecin. L'immobilisation prolongée, une intervention chirurgicale, et un accouchement récent favorisent les thromboses veineuses, et la contraception (oestro-progestative) doit être interrompue dans ces situations. 2. une légère augmentation du risque de thrombose artérielle et de maladie coronarienne. Ce risque augmente avec l'âge et le tabagisme. C'est pourquoi une femme de plus de 35 ans sous contraceptif oral doit impérativement arrêter de fumer. 3. une légère augmentation (discutée) du risque de cancer du sein. Cet impression est peut-être simplement due au meilleur dépistage dont bénéficient les utilisatrices de contraception orale (examinées deux fois par an). Quoiqu'il en soit, un antécédent personnel de cancer du sein contre-indique la contraception orale. Un antécédent familial de cancer du sein ne la contre-indique pas. (en revanche, la contraception orale diminue le risque de cancer de l'ovaire et de l'utérus). Les principales contre-indications découlent de ces risques : pathologies artérielles, coronariennes, thromboses veineuses, diabète, cancer du sein, tabagisme après 35 ans. L'obésité, les pathologies mammaires bénignes, les troubles du métabolisme lipidique (hypercholestérolémie, hypertriglycéridémie) sont des contre-indications " relatives " : vous devez en discuter avec votre médecin. Ce médicament n'est évidemment pas indiqué pendant la grossesse. Toutefois la découverte d'une grossesse ayant débuté sous contraception n'impose pas l'interruption de grossesse. Ce médicament est contre-indiqué pendant l'allaitement. D'autres contre-indications existent (voir dictionnaire VIDAL ou notice d'utilisation du produit). Certains effets secondaires peuvent apparaître, et faire discuter une adaptation du traitement (changement de produit contraceptif) : nausées, maux de tête, jambes lourdes, prise de poids, tension mammaire, saignements en cours de plaquette, acné, pigmentation cutanée. Certains médicaments interfèrent avec ce type de contraceptifs, et peuvent en diminuer l'efficacité. C'est le cas en particulier de certains traitements anti-épileptiques et de certains antituberculeux. Signalez soigneusement à votre médecin tout traitement que vous prenez par ailleurs. Venez consulter en cas de problème, et en particulier en cas de saignement en cours de plaquette, en l'absence de règles entre deux plaquettes, en cas de douleur mammaire ou de douleur, rougeur ou gonflement d'un mollet. Ce traitement impose deux fois par an un examen gynécologique et mammaire, une surveillance de la pression artérielle. Certains paramètres biologiques (glycémie, lipides sanguins) doivent être contrôlés à intervalles réguliers. Un frottis vaginal doit par ailleurs être pratiqué régulièrement chez toutes les femmes (qu'elles prennent ou non une contraception orale). Une dernière chose: la contraception orale ne protège que de la grossesse, et nullement des maladies sexuellement transmissibles. Elle ne dispense donc pas du port du préservatif tant que vous n'êtes pas sûr(e) de votre partenaire, ni de vous-même sur ce plan...

• Sources : dictionnaire VIDAL, Banque de données informatisée sur les médicaments (BIAM) SFTG PARIS-NORD DOCUMENTS D'INFORMATION A L'USAGE DES ATIENTS.

CONTRACEPTIF ORAL MINIDOSE: informations destinées à la patiente (ce document est adapté à la prescription d'un contraceptif oral minidosé présenté en plaquettes de 21 comprimés).

Mise à jour: Septembre 2000

Dr. JP Aubert, membre de SFTG PARIS-NORD

LE STERILET

Le stérilet est un dispositif contraceptif intra-utérin (DIU) inventé en 1928 par Ernst Gräfenberg. Le DIU est désormais utilisé par quelque 150 millions de femmes dans le monde entier et constitue la méthode contraceptive temporaire la moins coûteuse pour une utilisation à long terme. Depuis le début des années 60, époque à laquelle les DIU étaient fabriqués à partir de matériaux inertes, ces dispositifs ont connu de nombreuses améliorations, notamment grâce à l’utilisation de cuivre, puis d’un système qui libère un progestatif. Le DIU peut également être utilisé en guise de méthode contraceptive d’urgence.1 Le dispositif est installé dans l'utérus (ou retiré) par un médecin ou un personnel médical qualifié et reste en place tant que la contraception est désirée (au maximum 5 à 10 ans suivant les modèles).

Types et indications

STERILET EN CUIVRE Tête de stérilet à fil de cuivre

Il existe deux types de stérilet :

 Les stérilets au cuivre (couramment nommés stérilets classiques) qui contiennent du cuivre qui a un effet spermicide (effet contraceptif) ; en second lieu, ils constituent un corps étranger dans l'utérus qui empêche la nidation (effet contragestif).

 Les stérilets hormonaux diffusant des progestatifs.

Le stérilet est indiqué comme une méthode de contraception alternative aux contraceptifs chimiques, notamment aux méthodes de contraception orale en prévention de leurs effets indésirables à court ou long terme. Les stérilets peuvent rendre les menstruations plus abondantes ou plus douloureuses chez certaines femmes, en particulier pendant les premiers mois après l'insertion. Des types de stérilets modernes comme le GyneFix2 ont été conçus pour ne pas perturber les menstruations. Les stérilets ne protègent pas des infections sexuellement transmissibles et si une infection se déclare en utilisant un stérilet, elle risque de se propager à l'utérus.

Efficacité

: Efficacité des méthodes de contrôle des naissances. Selon le type, les stérilets restent habituellement efficaces pendant 2, 5 ou 10 ans. Les stérilets hormonaux sont aussi efficaces que les pilules contraceptives tandis que l'efficacité des stérilets au cuivre se situe entre 98 et 99,7% selon la marque. Le modèle Nova T 200, qui ne contenait pas assez de cuivre et dont l'efficacité chutait à 94% après trois ans (il était pourtant posé pour 5 ans), a été récemment retiré du marché. Les dispositifs intra-utérins peuvent être utilisés comme contraception d'urgence pour prévenir la grossesse jusqu'à cinq jours après des rapports sexuels sans protection. C'est une alternative très efficace à la pilule du lendemain.

Historique

Les stérilets sont restés impopulaires aux États-Unis depuis le procès Dalkon Shield (dalkon shield).
Les stérilets furent interdits après avoir causé plusieurs morts indirectes en augmentant le risque de contracter des infections utérines qui peuvent être fatales. Les stérilets modernes sont plus sûrs et les complications rares.

En France, beaucoup de médecins refusent encore de poser des stérilets sur des femmes nullipares (sans enfants). Il est pourtant prouvé depuis quelques années qu'un stérilet n'est pas plus dangereux pour une nullipare que pour une femme ayant déjà enfanté. Usage du stérilet et religion

L'Église Catholique, s'oppose à l'utilisation du stérilet comme moyen de contraception, considérant que son usage provoque en outre un effet abortif. Selon l'Église Catholique, l'effet abortif est induit par le fait que les dispositifs intra-utérins (ou stérilets) empêchent la nidation d'un ovule fécondé.

Notes 1. ↑ in Bulletin médical de l’IPPF - Volume 37 Numéro 2 Avril 2003, «Déclaration de l’IMAP sur les dispositifs intra-utérins» 2. ↑ GyneFix n'est plus commercialisé en France (cf. Vidal, cf. Base du médicament 3. ↑ (fr) Anaes, Afssaps, Inpes, « Recommandations pour la pratique clinique 7 décembre 2004, Stratégies de choix des méthodes contraceptives chez la femme. Consulté le 25 mai 2008 4. ↑ In l'encyclique Evangelium vitæ du 25 mars 1995, point n°13, du pape Jean-Paul II, lire en ligne

METHODES MECANIQUES

P = Préservatifs masculins en latex, préservatifs masculins en polyuréthanne, préservatifs féminins S = Spermicides (film, comprimés, mousse, gel) D = Diaphragme (avec spermicide), cape cervicale

Méthodes mécaniques

En cas de risque d’IST/VIH (y compris pendant la grossesse ou le post partum), il est recommandé d’utiliser correctement et régulièrement des la préservative, seule ou associés à une autre méthode contraceptive. Il est prouvé que les préservatifs masculins en latex protègent contre les IST/le VIH ( mais pas bien contre le HPV). Il convient d’indiquer aux femmes présentant des pathologies rendant toute grossesse trop risquée que les méthodes de contraception mécaniques ne sont peut être pas appropriées si on ne peut les utiliser régulièrement et correctement, du fait de leur taux d’échec généralement plus élevé.

METHODES NATURELLES

METHODES NATURELLES

Les méthodes naturelles de planification familiale sont basées sur l’identification, au cours du cycle, des jours où la femme est féconde, soit en observant les signes d’ovulation telles les sécrétions cervicales et la courbe des températures, soit en comptant les jours. Ces méthodes peuvent être employées en association avec des périodes d’abstinence ou une contraception mécanique pendant la période féconde. Si l’on emploie des méthodes mécaniques, se reporter à la section qui les concerne. Il n’y a pas de pathologie qui soit aggravée par l’utilisation de ces méthodes naturelles. En général, ce sont des méthodes que l’on peut offrir sans s’inquiéter des effets qu’elles peuvent avoir sur la santé des gens qui les choisissent. Toutefois, il existe un certain nombre d’affections qui rendent leur utilisation plus complexe. L’existence de ces affections indique que 1) il faut différer l’emploi de ces méthodes jusqu’à ce que le trouble soit corrigé ou la maladie guérie, ou bien 2) qu’elles nécessiteront un conseil particulier, et un prestataire plus qualifié est en général nécessaire pour assurer une utilisation correcte.

Définitions SYM Méthodes basées sur les symptômes. Les méthodes naturelles basées sur l’observation des signes de fécondité (par ex. sécrétions cervicales, température) telle la méthode Billings (méthode de la glaire cervicale), la méthode symptothermique et la méthode dite des deux jours . CAL Méthodes basées sur le calendrier Méthodes basées sur le calcul de la période féconde telles que la méthode dite « du calendrier » ainsi que la Méthode des Jours Fixes.

Méthode le l'aménorrhée lactationnelle (AL)

amenorhée lactationelle

La méthode de l’aménorrhée lactationnelle n’offre aucune protection contre les IST/VIH. En cas de risque d’IST/VIH (y compris pendant la grossesse ou le post partum), il est recommandé d’utiliser correctement et régulièrement des préservatifs, seuls ou associés à une autre méthode contraceptive. Il est prouvé que les préservatifs masculins en latex protègent contre les IST/VIH. Il convient d’indiquer aux femmes qui présentent des pathologies rendant une grossesse trop risquée que la méthode de l’aménorrhée lactationnelle n’est peut être pas appropriée pour elles du fait de son taux d’échec généralement plus élevé.

Le Consensus de Bellagio a permis de dégager les bases scientifiques des conditions à remplir pour que l’allaitement au sein puisse être utilisé de façon sûre et efficace à des fins d’espacement des naissances, et des lignes directrices programmatiques ont été élaborées pour l’utilisation de l’aménorrhée lactationnelle dans le cadre de la planification familiale. Ces lignes directrices comportent les trois critères suivants, qui doivent tous être remplis pour garantir une protection suffisante contre une grossesse imprévue : 1) aménorrhée ; 2) allaitement au sein exclusif ou quasi exclusif ; et 3) moins de six mois après l’accouchement. La principale indication de l’allaitement au sein reste qu’il constitue une nourriture idéale pour le nourrisson et le protège contre la maladie. Il n’y pas d’état ni de pathologie qui restreigne l’utilisation de l’aménorrhée lactationnelle, ni de preuve que cette dernière ait un impact négatif sur la santé maternelle. Toutefois, certaines pathologies ou certains obstacles qui ont une incidence naturelle sur l’allaitement peuvent également influer sur la durée de l’aménorrhée et compromettre ainsi son utilisation en tant que moyen de planification familiale. Ce sont: L’infection à VIH L’allaitement au sein doit être favorisé, protégé et soutenu dans l’ensemble des populations pour toutes les femmes VIH négatives ou dont le statut sérologique vis à vis du VIH est inconnu. Lorsqu’il est possible de remplacer l’allaitement au sein par un mode d’alimentation acceptable, réaliste, financièrement abordable, durable et sûr, il est recommandé aux mères infectées par le VIH de ne pas allaiter. Sinon, l’allaitement au sein exclusivement est recommandé dans les premiers mois de vie, et doit ensuite être abandonné dès que cela est possible. Les femmes qui sont séropositives doivent bénéficier d’une information sur les risques et les avantages que présentent les différentes méthodes d’alimentation des nourrissons d’après les évaluations des paramètres locaux, être orientées vers le choix de l’option la plus appropriée dans leur cas, et bénéficier d’un soutien pour mettre en œuvre l’option choisie. Elles doivent également avoir accès au suivi en matière de prise en charge et de soutien, y compris la planification familiale et le soutien nutritionnel. Les médicaments employés au cours de l’allaitement De façon à protéger la santé du nouveau né, l’allaitement au sein est déconseillé chez les femmes qui utilisent des médicaments tels que : les antimétabolites, la bromocriptine, certains anticoagulants, les corticostéroïdes (à fortes doses), la cyclosporine, l’ergotamine, le lithium, les médicaments radioactifs et la réserpine. Les pathologies du nouveau né Les malformations congénitales de la bouche, de la mâchoire ou du palais ; les nouveau nés présentant une insuffisance pondérale à la naissance ou prématurés et nécessitant des soins néonatals intensifs et certains troubles du métabolisme peuvent tous rendre l’allaitement au sein difficile.

POUR EN SAVOIR PLUS

Association Francaise pour la contraception http://www.contraceptions.org/menu.htm

OMS http://www.gyneweb.fr/Sources/contraception/tcont.html CRITERES DE RECEVABILITE POUR L’ADOPTION ET L’UTILISATION CONTINUE DE METHODES CONTRACEPTIVES

Haute Autorité de Santé http://www.has-sante.fr/portail/jcms/c_272385/strategies-de-choix-des-methodes-contraceptives-chez-la-femme